jeudi 3 novembre 2011

La collaboration : leviers et obstacles

C'est étonnant les différentes façons de voir la collaboration dans une organisation. Dans mon cours sur la culture collaborative à l'Université de Sherbrooke, on a vu  toute une liste d'exemples d'obstacles et de leviers à la collaboration et à l'organisation apprenante. Il faut nuancer certains, mais en voici quelques-uns en vrak :

Exemples de leviers :

  • Construire des représentations partagées
  • Développer de la formation mutuelle
  • Organiser des retours d'expériences
  • Concevoir des outils communs
  • Former au travail en équipe (dialogue, écoute, etc.)
  • Participer à des groupes de co-développement professionnel
  • Expliciter les enjeux collectifs
  • Communiquer des synthèses sur les avancées des projets
  • Reconnaître et mettre en valeur les avancées
  • Favoriser le partage des réflexions, des représentations diversifiées, des croyances, des valeurs, des pratiques
  • Mettre en place des règles de fonctionnement en coopération
  • Réunir les conditions matérielles, spatiales et temporelles propices à la coopération
  • Identifier les indicateurs de performance collective
  • Mettre en oeuvre un management des savoirs
  • Réactions positives des leaders naturels ou des organismes syndicaux
  • Soutien actif d'un niveau supérieur
  • Existence de problèmes qui irritent les destinataires et qui pourraient être corrigés par le changement
  • Compétence dont dispose le personnel relativement aux exigences du changement recherché
  • Disponibilité d'une technologie efficace
  • Expériences antérieures positives ayant laissé un bon souvenir
  • Installations adéquates


Exemples d'obstacles :


  • Culture organisationnelle homogène
  • Absence d'objectifs clairs et mesurables
  • Faible connaissance des causes antérieures d'échecs
  • Niveau élevé de division du travail
  • Rôles standardisés et très délimités
  • Style de management autoritaire
  • Culture organisationnelle fondée sur le blâme
  • Culture du silence
  • Peur d'être ridiculisé pour des connaissances inadéquates ou peu impressionnantes
  • Peur de perdre la propriété de son idée
  • Relations conflictuelles avec le groupe
  • Identité professionnelle trop faible ou trop forte
  • Compétition entre les groupes qui doivent collaborer
  • Manque de support de la haute administration
  • Culture organisationnelle peu favorable à l'apprentissage
  • Délai dans les réponses à l'environnement
  • Mauvaises communications
  • Taux élevés d'employés
  • Faible niveau de confiance dans la volonté et dans les habiletés des employés
  • Leadership du laisser-faire
  • Organisation selon une structure en silo
  • Manque d'intérêt pour le développement professionnel
  • Insécurité personnelle
  • Faible sentiment d'autonomie
  • Peu porté à prendre des risques
  • Préférence pour le travail individuel
  • Mauvaise expérience avec ce type de changement
  • Résistance au changement : efficacité personnelle menacée, sentiment d'incompétence, etc.
  • Les personnes se comparent entre elles
  • Besoin d'apprendre vu comme un signe d'incompétence
  • Climat de méfiance, de crainte, de suspicion et d'isolement
  • Manque d'engagement envers une vision partagée
  • Comportements déviants non dénoncés mais non résolus
  • Conflits latents
  • Peu d'occasions pour les groupes de se rencontrer pour échanger en profondeur
  • Peu de ressources consacrées au développement professionnel
  • Préjugés envers les autres groupes
  • Cultures de pensée différentes
  • Langages différents
  • Barrières physiques

Cette liste s'inspire de différents auteurs cités dans les documents de mon cours :

Collerette et Sshneider (2000), Hoegl et al, (2004), Mitchell et Sackney (2000), Le Boterf, (2001), Zara (2004), Shilling, J. Kluge, A. (2009)

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